lors des deux venues du réalisateur au festival

Isao Takahata, réalisateur de nombreux films très importants est donc décédé en avril dernier. Pas d’hommage à l’époque ici même car de nombreux magazines et site s’en étaient très bien chargés.
Catsuka ressortant l’émission fleuve passée sur Nolife, à voir ici. Des vidéos très émouvantes comme celle du discours d’Hayao Miyazaki au moment de l’enterrement, de nombreuses photos de la cérémonie sur le site Anima Studio. Et de nombreux autres hommages.

J’ai eu la chance de rencontrer plusieurs fois Isao Takahata pour l’interviewer et notamment lors de deux éditions du FIcam. C’était un personnage complexe qui recherchait tout le temps, qui était très exigeant. Et cet été l’ancien producteur de Ghibli, Toshio Suzuki, s’est fait un malin plaisir de tenir des propos très durs par rapport à Isao Takahata, expliquant qu’il avait ruiné de nombreuses vies et l’accusant même d’avoir pousser indirectement le réalisateur Yoshifumi Kondō à la mort …

Bon ce qui est dommage c’est que bien sur Mr Suzuki est attendu si longtemps pour dire ça, aujourd’hui Isao Takahata n’étant plus là c’est évidemment plus facile de répandre ce genre de choses. Qui plus est on peut regretter que si ces accusations sont fondées le producteur de Ghibli à l’époque, un certain Toshio Suzuki, n’est rien fait pour empêcher Isao Takahata de sévir …
Alors je n’aime pas trop de monsieur j’avoue. L’unique interview que j’ai réalisé avec lui’ à propos de Ghost in the shell: Innocence n’a pas du tout été agréable. Et certes grâce à surement à lui le studio Ghibli et Miyazaki nous a offert les chefs d’oeuvres que sont Mononoke et Chihiro, mais en empêchant Miyazaki de réaliser en long-métrage Boro la petite chenille, il nous a surement privé d’une chef d’oeuvre minimaliste assez impressionnant. Le film, maintenant réalisé en court-métrage, racontant l’histoire d’une petite chenille passant d’un arbre à un autre arbre.
Et j’ai tendance à penser que Toshio Suzuki est malheureusement plutôt à la recherche de publicité …

Soyons clair ce n’est pas pour cela qu’il faut idéaliser la personne d’Isao Takahata. Mais bon doit-on de toute façon idéaliser qui que ce soit. Je l’ai vu dans certains des festivals pouvoir être dur avec ces collaborateurs, comme il pouvait l’être avec lui-même. Cela n’excuse rien bien sur Isao Takahata était une personnalité complexe avec bien sur ces défauts et aussi un talent incroyable qui nous a donné de nombreux chefs d’oeuvres nous permettant de comprendre un peu mieux le monde qui nous entoure. L’idée de ce petit article n’est ni de contredire, ni d’affirmer, juste présenter une vision surement plus complexe d’un homme au grand talent.

Je profite de ce post pour remercier Mohammed Beyoud pour avoir inviter à deux reprises le réalisateur au Ficam et très chaleureusement Ilan Nguyen sans qui je n’aurais jamais pu avoir des discussions aussi passionnantes avec Isao Takahata.

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