Quand vous regardez les institutions qui s’occupent du cinéma en France peut s’y connaissent en cinéma d’animation.
La cinémathèque québécoise à un responsable de l’animation en la personne de Marco De Blois et donc plusieurs séances dans l’année et un festival; en Angleterre Le British Film Institute à aussi un responsable de l’animation, Jez Stewart, et là encore de nombreuses séances à la clé.

Alors oui on commence à avoir quelques défenseurs de l’animation à la Cinémathèque comme Bernard Payen, mais personne donc la fonction est de s’occuper de l’animation. Personne non plus au CNC, ni au Ministère de la culture. dans l’organigramme du CNC Alice Delalande a comme intitulé Service du soutien à la fiction et à l’animation (hum oui toujours cette distinction d’un ancien âge, l’animation de déclinant quand même depuis plus de 100 ans sous forme de fiction).

Alors oui vous pouvez toujours me dire qu’il n’y a pas de spécialistes de la Prises de vues continues mais si vous regardez une grande partie de ces gens en connaissent au moins un minimum sur ce style de cinéma.

Et la représentativité au sein d’institutions comme celles-là pour défendre l’image par image sera pourtant d’une grande importance, pour une meilleure prise en compte d’une technique cinématographique pourtant très importante aujourd’hui.

Alors oui il nous faut un(e) responsable de l’animation, un(e) conseiller(e).

Ce n’est pas ce qui manque pourtant des gens compétents. Que ce soit dans les associations l’Afca pourrait avoir un rôle plus important que celui qu’elle a aujourd’hui (et il y a à sa tête des gens qui ont envie de porter l’animation), des personnes qui ont beaucoup fait pour le cinéma d’animation depuis des années (De Antoine Lopez en passant par Isabelle Vanini, et plein d’autres).

J’ai l’impression que j’entends beaucoup plus parler de l’animation uniquement à un niveau économique. Troisième producteur mondiale, exportations en hausse … Jamais parce que tel ou tel court-métrage vient d’obtenir telle ou telle récompense importante.

Oui pour exister plus, il faut des gens pour porter cette parole.

Alors je sais pas peut-être qu’il nous faut tous écrire en masse au Ministère de la culture.
Mais aujourd’hui, alors que l’animation, vit un moment important depuis sa création, celui-ci a besoin d’être plus reconnu, et surtout plus connu dans ces institutions.
Car finalement c’est ça l’un des grands problèmes, beaucoup de gens aiment l’animation au CNC, à la Cinémathèque et, je suis sur, au Ministère de la Culture, mais qui connait vraiment cet art, sa diversité, sa complexité, ses auteur(e)s, ses différents métiers dans ces lieux là.