Excellente nouvelle que ce numéro de l’émission de Court-Circuit qui mettra en avant la Fête du cinéma d’animation qui se tient tout ce mois d’octobre dans toute la France (et même dans de nombreux pays mais sur une durée plus courte). Le programme complet ici

Donc un beau programme de plusieurs courts-métrages avec surtout Min Börda de Niki Lindroth Von Bahr.

Film majeur de cette année le film se déploie comme une comédie musicale. Mais après la première scène dans laquelle des poissons chantent leur solitude dans un hôtel digne d’un Heartbreak Hotel. Rapidement la réalisatrice abandonne le ton de la comédie, ou plutôt le/la spectateur-trice se rend compte qu ell/il a eu tort de rire trop vite. Min Börda nous entraine dans la vie de ces gens qu’on exploite à la semaine, dont on détruit petit à petit les rêves dans un quotidien asphyxiant et terne. Le dernier plan avec ce mouvement de caméra lent appuie définitivement la caractère tragique du film.
Après Tord et Tord et Simhall, Niki Lindroth Von Bahr s’impose un peu plus avec ce film comme l’un des grand noms du cinéma d’animation d’aujourd’hui.

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Min Börda de Niki Lindroth Von Barh

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plusieurs courts-métrages et reportages au programme de ce beau numéro de Court-circuit.

A noter aussi la diffusion du dernier Céline Devaux: Gros chagrin, qui vient d’obtenir le Lion d’Or à Venise. Je ne suis pas un fan du cinéma Céline Devaux mais c’est une évidence qu’il y a un énorme talent derrière ses deux premiers films. Notamment d’écriture des dialogues. La force de ceux-ci et l’interprétation de Vincent Macaigne dans Le Repas Dominical m’en font d’ailleurs un peu oublier les images.
Ici elle raconte l’histoire d’une rupture en mélangeant animation et prises de vues continues. Le traitement de la partie vue continue m’a fait penser à une vision un peu archaïque d’une certaine manière de filmer de la Nouvelle vague. Et le ton des dialogues et des comédiens est, je trouve, assez proche de celui du Repas dominical mais en moins bien. La partie animation contient une partie en écran d’épingles qu’il est difficile de reconnaitre. Une vraie déception pour moi, car encore une fois, sans être fan je reconnais bien évidemment la force du cinéma de Céline Devaux, mais pas dans celui-ci. Bon mais il a eu le Lion d’Or donc à vous de le découvrir et de vous faire votre opinion.

A noter la diffusion de l’une des dernières productions en date des Films de l’Arlequin: Guide de jardinage de Sarah Hatooka-Scebat

Programme complet