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Faire confiance à son cinéma

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’écris l’article un peu tard car la séance a eu lieu fin janvier mais je voulais partager l’expérience avec vous.

J’ai donc été contacté en janvier par Matthieu Collet de l’Acap pour accompagner une séance de Louise en Hiver. Rien d’étonnant pour l’instant mais comme il me l’expliquait, lorsque lui et plusieurs de ses collègues ont vu le film de Jean-François Laguionie ils se sont demandés comment ils allaient pouvoir accompagner le film. Ils avaient beaucoup aimé mais ils connaissaient aussi la réticence du public par rapport à l’animation.
Ils ont donc imaginé pour des films moins évident comme Louise en Hiver des séances mystères. Pour ces séances il faut un cinéma un peu courageux, un public fidèle lui aussi un peu aventureux. L’idée, vous l’aurez compris, c’est de proposer une séance avec un film et un accompagnement sans que les gens ne sachent ce qu’ils-elles vont aller voir.
Alors j’ai de suite dit oui. Mais d’abord pour la nostalgie de retourner à Senlis, ville où j’ai vécu pendant une grande partie de ma jeunesse, car j’avoue que je me demandais si j’allais me retrouver devant un parterre plutôt vide. Et bien non ma première surprise fut une salle, certes loin d’être remplie, mais avec quand même pas mal de monde.
La seconde bonne surprise est que l’idée a fonctionné. Seul un couple de personnes âgées sont sortis après quelques minutes du film …
A la fin du film de nombreuses personnes sont venus nous voir pour nous remercier d’avoir pu découvrir ce magnifique film. En nous précisant bien que si ils avaient vu l’affiche, ils n’auraient jamais été voir un film d’animation.
Certes on ne peut pas faire ça avec tous les films d’animation à toutes les séances :) mais au moment où on multiplie les réflexions sur “Comment faire venir un plus large public voir des longs d’animation” cette expérience me semble très intéressante.
Elle prouve aussi que la rengaine que l’on entend souvent “Qu’il y a un public très intéressé par les films d’animation” mais que les méchants distributeurs les empêchent de les voir me semble,une réflexion pas si évidente que ça. Je pense qu’il faut encore aller chercher le public car pour l’instant celui-ci ne vient pas si facilement voir un long-métrage d’animation.